Aujourd'hui, dans des poèmes, des pipes et des paillettes, on va surtout parler de poème et de paillettes.
Désolé, les gros pervers, vous pouvez fermer l'onglet et reprendre une activité normale devant YouPorn. Pas de pipes aujourd'hui ( mais vous inquiétez pas hein, ça reviendra. Maintenir son lectorat en haleine est primordiale pour générer du passage sur ce blog.)
Non aujourd'hui, et parce que c'est Noel, je vous envoie de la paillette, de l'amour en veux-tu en voilà, ça va dégouliner de sentiments et d'émotions. Préparez vos mouchoirs, sortez les violons (de l'automne, blessent mon coeur , d'une langueur monotone. Merde, ça c'est pas de moi, copyright © Verlaine.)
Un petit message d'optimisme en cette fin d'année pour se rappeler qu'il faut toujours regarder sa pinte a moitié pleine, plutôt qu'à moitié vide. Que si on lève le nez un peu (de sa pinte) , on se rend compte que la vie est pas si moche et même qu'en cherchant bien on peut trouver des souvenirs qui font chaud au coeur. Alors je vous livre quelques vers puisés dans mes souvenirs d'enfance que j'ai écrits pour mon père.
C'est THE moment émotion, qui vaut bien mieux que les finales de Secret Story, Master Chef et Questions pour un champion réunies.
20h15: Ambiance petits poneys à paillettes, arc en ciel & petits coeurs. Welcome to Bisounours Land.
20h16: On me souffle dans l'oreillette que le chômage a augmenté ce mois-ci, que la chalutage profond menace toujours autant les océans, que le nombre de postes diminue l'année prochaine dans l'Education Nationale, Justin Bieber ne prend finalement pas sa retraite, le cours du Dragibus a chuté de 15% et Nabilla ouvre toujours la bouche ( pour sucer).
La vie est une sale pute qu'on se le dise.
Alors, je vous offre une parenthèse dorée, le temps de quelques lignes.
Votre dévouée et fidèle poète maudite vous souhaite de belles fêtes de fin d'année ainsi qu'une merveilleuse année 2014. J'espère qu'elle sera douce, scintillante et pailletée.
Des bisous, des léchouilles et des paillettes.
A mon père.
Souvenirs d’enfance.
A tâtons, cherchant mon chemin dans le noir
Aux aurores, je prenais mes frères par la main
Moment sacré, attendu toute la semaine avec
espoir
La porte entrebâillée, nous guettions, le
dimanche matin
Le signal pour prendre place, blottis sous la
couette familiale,
A bord du bateau qui nous emmenaient vers des
contrées tropicales.
Conteur inné et talentueux, nous buvions tes
paroles
Mythes inventés, répétés, renouvelés , jamais
oubliés
Des histoires de requins, des légendes
épiques, des paraboles
Nous écoutions religieusement notre Père
(adoré).
Aujourd’hui encore, c’est à toi que je dois
mon amour des mots
Ma fertile imagination, voilà ce que tu m’as
laissée en cadeau.
Les après-midis s’étiraient au son rassurant
de ta guitare
Des mélodies composées pour moi, douces et
exquises
J’avais l’oreille attentive et écoutais jusque
tard le soir
Le répertoire de mon enfance teinté de rock
des seventies.
Très vite, tu as voulu me faire partager ta
passion
Et sur le piano offert pour mes 8 ans, à 4
mains nous avons joué à l’unisson.
Pour mes anniversaires, tu organisais des
chasses aux trésors
Tu semais des étoiles et préparait des rébus
Attirée par le butin, je me transformais en
chercheuse d’or
Je résolvais les énigmes et passais en revue
Tous les recoins de la maison et du jardin,
en(quête) d’action
Pour trouver ma fortune, dans tes yeux, de
l’admiration.
Est venu ensuite le temps de l’instruction et
de la connaissance,
Des heures de calcul,de dictées, de tables de
multiplication
J’excellais en littérature, mais à ton grand
désarroi abhorrait les sciences
Ce qui me valut quelques remontrances, quand
nous nous réunissions
A l’heure du diner, pour le rituel quotidien,
autour de la table
Où je devais aller chercher mes notes au fond
de mon cartable.
La voix nostalgique, tu me parles souvent de
ta vie de musicien
Les cheveux longs, les concerts, ta batterie
Des photos en noir et blanc, sur du papier
ancien
Témoignage de cet amour de la musique que tu
nous a transmis.
Tu aurais voulu être Paul McCartney ou John
Petrucci
Mais tu resteras à jamais le chef d’orchestre
de ma vie.


Sweet ! L'ecureil dans la boite d'allumette
RépondreSupprimerqui se lavait dans un dé à coudre !
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